APPEL : Notre-Dame-des-Landes – samedi 27 février - Mobilisation générale

Publié le par MS21

APPEL : Notre-Dame-des-Landes – samedi 27 février - Mobilisation générale
APPEL : Notre-Dame-des-Landes – samedi 27 février - Mobilisation générale
APPEL : Notre-Dame-des-Landes – samedi 27 février - Mobilisation générale

Le MS21 s'associe solidairement à la juste et légitime lutte des opposants à la construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (NDDL) en Loire-Atlantique. Il salue le comportement exemplaire du mouvement citoyen ACIPA (Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes) [1] et du mouvement des élus CéDpa (Collectif des élus doutant de la pertinence de l'aéroport) [2]. Ce projet d'aéroport est un non sens économique, écologique et social maintenu par les élus socialistes, communistes et Républicains (ex-UMP) en dépit de toutes les argumentations et propositions avancées par les opposants au projet, notamment sur l'aménagement de l'aéroport actuel Nantes-Atlantique. C'est un projet qui sert des intérêts privés (le groupe Vinci) au détriment de l'intérêt général de la région.

 

Nous renvoyons le citoyen désireux de se faire une opinion par lui-même aux liens ci-dessous, et aussi   à une « tribune libre » parue dans Presse Océan le 12 janvier 2016 de Jean Varlet, géographe, Professeur des Universités et ancien Président de la Commission de Géographie des Transports du Comité national français de géographie [3], et  à l'ouvrage « Notre Dame des Landes : la fabrication d'un mensonge d'Etat » de Françoise Verchère [4], Conseillère générale de Loire-Atlantique, ancienne maire de Bouguenais, commune où se situe l'actuel aéroport Nantes-Atlantique ainsi que la déclaration commune des Unions départementales des trois syndicats CGT, FSU et Solidaires (texte joint).

 

Le double discours du Gouvernement avant et après la COP21 porte un large discrédit sur son réel engagement écologique, en particulier sur l'action de son Ministre de l'écologie, Ségolène Royal. Sa détermination irresponsable à mener ce projet risque de conduire à une nouvelle tragédie comme celle qui a conduit à la mort de Rémi Fraisse au barrage de Sivens. Il en portera alors la responsabilité en recherchant de manière délibérée l'affrontement.

 

Liens :

 

1  http://ACIPA: http://www.acipa-ndl.fr

2    http://CéDpa: http://www.aeroportndll.fr

3      http://Presse Océan: http://www.presseocean.fr/actualite/notre-dame-des-landes-jean-varlet-geographe-bon-sens-et-raison-garder-12-01-2016-181127

4   http://Françoise Verchère: son ouvrage est téléchargeable gratuitement à partir du site http://www.laparisienneliberee.com/notre-dame-des-landes-francoise-verchere/

 

 

Déclaration syndicale :

« NOTRE-DAME-DES-LANDES : un entêtement coupable » (CGT, FSU, Solidaires)

 

En Loire-Atlantique et de la région des Pays de la Loire, la CGT, la FSU et Solidaires ont porté une appréciation négative face au projet d’aéroport de Notre Dame des Landes. Elles l’ont fait à partir d’une approche essentiellement

syndicale et environnementale. Les trois unions départementales entendent se positionner à partir d’une entrée syndicale capable d’appréhender un intérêt général soucieux de développement soutenable, de qualité de vie et de travail.

 

Sous la pression du groupe Vinci, et des lobbies patronaux particulièrement actifs, le gouvernement a choisi en fin d’année 2015 de relancer ce projet d’aéroport. Les déclarations obstinées du premier ministre ne font que confirmer une vision en trompe l’œil de la modernité. Cette annonce, en pleine préparation et déroulement de la COP 21, a ainsi alimenté des conceptions et logiques principalement productivistes ou de prestige. Le projet Notre Dame des Landes, voulu comme une vitrine du Grand Ouest fait l’impasse sur l’optimisation pourtant possible de l’actuel aéroport de Nantes Atlantique à Bouguenais.

 

Notre Dame des Landes s’inscrit dans un vaste meccano d’aménagement de la métropole nantaise. La fermeture de Nantes Atlantique ouvrirait un considérable marché immobilier aux promoteurs sur l’agglomération nantaise. Le prétexte de reconstruction très controversée du CHU sur l’île de Nantes est mis en avant pour entreprendre les travaux. Les friches industrielles font l’objet de spéculations juteuses (plusieurs milliards d’euros d’enjeux). La reconversion industrielle du bassin nantais en serait aussi accélérée au profit du tertiaire et des nouvelles technologies (pôle « Jules Verne »).

 

Désindustrialiser le sud Loire nantais accentuera le déséquilibre des activités sur l’agglomération. Les franchissements de la Loire seront encore plus problématiques. Faire miroiter une montée en puissance autour du fret aérien ne tient pas l’argumentation dans un pays où tout est organisé à partir de Roissy. Les conséquences en termes de transport routier, d’aménagement ferroviaire, de coûts énergétiques et de pollutions induites ne sont pas sérieusement étudiées. Quant à l’emploi, contrairement aux affirmations il n’a rien de garanti en termes de progression. Il dépendra largement des délocalisations inévitables touchant aussi bien l’agglomération nantaise que celle de Rennes, voire d’Angers. Economiquement, ce projet néglige de s’inscrire dans une approche globale intégrant le devenir des énergies fossiles, les conséquences multiples d’artificialisation des espaces ruraux et des terres par les ouvrages qu’il nécessite. Notre Dame des landes répond à une vision en déphasage avec la manière de penser une économie respectueuse de l’environnement et des hommes.

 

En Pays de la Loire, relayant les positions patronales et des décideurs économiques, la nouvelle majorité régionale fait bloc avec Matignon pour évacuer la ZAD et commencer les travaux. Agissant pour le compte de l’Etat le groupe Vinci, demande à la justice de faire évacuer les quatre derniers agriculteurs et les 11 familles qui vivent encore sur le site. De fortes astreintes destinées à les ruiner, la confiscation des cheptels et du matériel agricole sont en jeu. Contrairement à son engagement, le gouvernement le renie et veut engager les expulsions sans attendre l’issue de tous les recours en suspens. Il s’agit là d’une trahison supplémentaire.

 

Les UD CGT, Solidaires et FSU de Loire-Atlantique demandent :

 

- qu’il ne soit procédé à aucune expulsion ni expropriation sur la ZAD. Tous les recours déposés doivent être traités et recevoir décision de justice.

 

- qu’une étude indépendante sérieuse soit menée pour étudier les avantages et inconvénients du maintien en exploitation de Nantes Atlantique.

 

- qu’il soit mis un terme aux arrestations de manifestants, confiscations d’engins agricoles, véhicules et permis de conduire qui relèvent de la criminalisation du mouvement social.

 

L’État et le pouvoir politique n’ont pas le droit de confondre l’ordre républicain et la recherche délibérée de l’affrontement.

 

Le référendum sur le projet d'aéroport NDDL : illégalité juridique, inconséquence politique et combines politiciennes.

 

Le chef de l’État a procédé le 11 février à un remaniement ministériel qui a vu l’entrée de trois écologistes au gouvernement. Il a dans le même temps annoncé la tenue d’un référendum d’intérêt local, concernant le sort de l’aéroport contesté de Notre Dame des Landes (NDDL). Faut-il avoir mauvais esprit pour suspecter et y voir un marchandage politique en prévision des futures élections de 2017?

 

Plusieurs problèmes se font jour à la suite de cette annonce. Le premier est d’ordre juridique. Des doutes émergent quant à la légalité de cette proposition. Une collectivité territoriale ne peut consulter les électeurs que sur une question qui relève de sa compétence et le projet NDDL relève de la compétence de l’État. « En l’état actuel du droit et notamment de la jurisprudence, la juridiction administrative trancherait probablement pour dire que ce n’est pas possible » énonce Philippe Martin, député PS, ancien Ministre de l’Écologie et président du Conseil départemental du Gers.

 

Outre les aspects juridiques, un tel projet soulève des difficultés de mise en œuvre : qui pourra voter, qui décidera du périmètre (le projet d‘aéroport NDDL dépasse largement le seul périmètre régional; c’est d’ailleurs un des arguments en faveur du projet que de faire valoir qu’il permettra de désengorger les trois aéroports parisiens), qui décidera de la question posée, l'information pourra-t-elle être impartiale, quels seront les moyens proposés ?

 

Par ailleurs, Ségolène Royal a été reconduite dans ses fonctions de Ministre de l’Écologie et les opposants au projet NDDL travaillent avec elle et ses services, depuis le 22 janvier, sur la remise à plat du dossier (étude des alternatives à l’aéroport à NDDL dont la mise en réseau des aéroports existants). Les conclusions de ce travail commun, lancé avec l’aval du Président de la République, doivent être rendues le 31 mars.

 

Reste le problème politique qui surgit à chaque questionnement sur la proposition du Président F. Hollande. Pour rendre possible ce référendum il faudrait sans doute modifier la Constitution ou faire voter une loi. Toujours selon le Président du Conseil départemental du Gers : « Je me demande si cela vaut la peine de modifier le droit actuel pour autoriser un référendum local, d’autant plus que c’est une réforme constitutionnelle qu’il faudrait mener ».

 

Les questions de fond du dossier NDDL éclairent les manipulations et les mensonges comme le montre l'ouvrage de Françoise Verchère «Notre Dame des Landes : la fabrication d'un mensonge d'Etat». Comment un tel dossier pourra-t-il être présenté à la population? Sur ce point, le «deal» écolo-gouvernement laisse la porte ouverte à toutes les conjectures. Françoise Verchère le souligne très justement : «Nous avons déjà expliqué dix fois qu’une consultation sur NDDL était une fausse bonne idée. Nous ne sortirons pas de ce cas de figure indémêlable, de ce bazar, par ce genre de solution faussement démocratique. Parce que les gens ne diront pas s’ils sont pour ou contre l’aéroport, mais pour ou contre la ZAD…».

 

Enfin et s’il restait encore quelques doutes, les dernières déclarations de Manuel Valls à Munich le 13 février éclairent d’une lumière crue les arrière-pensées du gouvernement : en cas de vote négatif, le projet serait abandonné a-t-il déclaré. Mais l’intérêt tient surtout à ce qui suit : «La consultation est prévue, pas pour abandonner le projet mais pour le légitimer (…) car quand on va devoir évacuer la ZAD en Octobre pour commencer les travaux de défrichement, ce sera un moment difficile, pas pour les écolos mais pour ceux qui ne respectent pas la loi ».

 

Le plus vite étant le mieux, «il faut que la consultation ait lieu avant l’été». Bref, un vote, peu importe sa légalité, dont les résultats sont ici clairement actés avant même que l’on sache qui pourra voter. Il a pour but de légitimer un projet dont on met déjà en place les conditions de sa réalisation : « quand on va devoir évacuer la ZAD…» et pour prévenir toute tentation de résister à ce qui n’est rien moins qu’un détournement de la démocratie, on a déjà désigné les coupables : «ceux qui ne respectent pas la loi…». La détermination du Gouvernement reste intacte et sa détermination irresponsable à mener ce projet risque de produire une nouvelle tragédie comme celle qui a conduit à la mort de Rémi Fraisse au barrage de Sivens.

 

Au fait, qui sont-ils vraiment ceux qui ne respectent pas la loi ou plutôt l'aménagent au gré d’intérêts dont il n’est pas prouvé loin de là qu’ils sont conformes à l'intérêt général ?

 

Publié dans actualité politique

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Commenter cet article

VIELMON 18/02/2016 10:11

Je dis non aux survolés de Nantes Atlantique et de partout ailleurs avant de me prononcer sur le survol des betteraves!
Non à NDDL si l'état français se positionne sur la situation des aéroports actuels qui massacrent les survolés à basse altitude!
Les aéroports sont subventionnés et les cies aussi. TROP D'AEROPORTS ET DE SURVOLES MASSACRES QUE TOUT LE MONDE OUBLIE!